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Meurtre des experts de l’ONU en RDC: le Conseil de sécurité fait pression

Le Conseil de sécurité des Nations unis a pressé jeudi la République démocratique du Congo (RDC) de coopérer dans l’enquête sur le meurtre de deux experts onusiens et sur les fosses communes découvertes dans la région du Kasaï (centre).
Dans un communiqué unanime, le Conseil a également demandé au gouvernement de Kinshasa et à l’opposition d’accroître leurs efforts pour arriver à un accord afin de permettre la tenue d’une élection présidentielle avant la fin de l’année.

Les membres du Conseil « ont souligné la nécessité d’une enquête rapide et complète sur le meurtre » des deux experts de l’ONU et « d’une coopération totale du gouvernement de RDC », indique le communiqué rédigé par la France.

Les Nations unies ont créé une commission d’enquête chargée de se pencher sur les meurtres de l’Américain Michael Sharp et la Suédo-chilienne Zaida Catalan. Les deux experts, chargés par le secrétaire général de l’ONU d’enquêter sur les violences dans la province du Kasaï-central, secouée par la rébellion de Kamwina Nsapu, chef traditionnel tué en août 2016 lors d’une opération militaire, avaient été enlevés le 12 mars et leurs corps retrouvés 16 jours plus tard dans une fosse commune.

Ils faisaient partie d’un panel d’experts recherchant des informations sur plus d’une quarantaine de fosses communes découvertes dans la région. Une des victimes a également été décapitée.

Le Conseil de sécurité assure qu’il « suivra de près » l’enquête du gouvernement, qui coopère avec la mission de l’ONU en RDC et l’Union africaine.

Depuis septembre, le Kasaï-central, le Kasaï et deux autres provinces voisines sont en proie à des violences impliquant miliciens, policiers et soldats. Ces violences ont fait plus de 400 morts après le soulèvement de partisans de Kamwina Nsapu.

L’ONU accuse les rebelles Nsapu d’enrôler des enfants-soldats et d’avoir commis des atrocités, tout en dénonçant également l’usage disproportionné de la force par l’armée du président Joseph Kabila.

Le Conseil a également appelé à l’application rapide de l’accord politique sur la présidentielle, « afin d’organiser des élections pacifiques, crédibles, inclusives (…) au plus tard en décembre 2017 pour parvenir à une passation pacifique du pouvoir ».

Après des mois de violences, l’influente Eglise catholique a négocié un accord entre le pouvoir et l’opposition pour élire le successeur du président Kabila et permettre une sortie pacifique à la crise liée à son maintien au pouvoir au-delà du terme de son mandat, échu depuis le 20 décembre.

Âgé de 45 ans, M. Kabila est au pouvoir depuis 2001 et il n’a pas le droit de briguer un nouveau mandat.

Avec AFP

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