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Zimbabwe: « faux doctorat » de Grace Mugabe, vice-chancelier de l’université aux arrêts

Zimbabwean President Robert Mugabe and his wife Grace follow proceedings during a youth rally in Marondera about 100 kilometres east of Harare, Friday, June, 2, 2017.The rally was held as part of his 2017 Presidential election campaign bid where the youth declared Mugabe as the sole candidate and life President of the Southern African nation.(AP Photo/Tsvangirayi Mukwazhi)

Au Zimbabwe, trois mois après la chute de Robert Mugabe, sa femme, Grace Mugabe, reste dans le viseur du nouveau gouvernement. L’ex-première dame aurait bénéficié d’un faux doctorat par l’université d’Harare, en 2014. Le vice-chancelier de l’université, soupçonné de lui avoir attribué, a été arrêté par les autorités anti-corruption du pays.

Les autorités anti-corruption du Zimbabwe ont annoncé vendredi l’arrestation du vice-chancelier de l’université du Zimbabwe soupçonné d’avoir attribué un faux doctorat à l’ancienne Première dame Grace Mugabe.

Levi Nyagura « a été arrêté. Nous ne pouvons pas avoir de personnes qui attribuent des faux diplômes », a déclaré à l’AFP un responsable de la commission anti-corruption.

Il sera inculpé pour abus de pouvoir.

En 2014, l’université du Zimbabwe (UZ) avait accordé un doctorat de sociologie à Grace Mugabe, qui avait reçu son diplôme des mains de son mari, chancelier de droit de l’université.

Les critiques du régime avaient mis en doute la réalité du travail réalisé par Grace Mugabe pour l’obtenir, soulignant qu’elle s’était inscrite à l’université seulement quelques mois plus tôt.

Sous la pression de l’opinion publique, la thèse, intitulée « Evolution des structures et fonctions sociales: le cas des institutions pour enfants au Zimbabwe », a été publiée pour la première fois fin janvier sur le site internet de l’université.

La commission anticorruption avait ouvert quelques semaines plus tôt une enquête, après la chute de Robert Mugabe, contraint de démissionner à la suite d’un coup de force militaire.

L’armée était intervenue en novembre pour empêcher l’ambitieuse Grace Mugabe de succéder, le moment venu, à son mari alors âgé de 93 ans.

Avec AFP

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