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Swaziland: le roi Mswati III rebaptise son pays « eSwatini », son nom précolonial

Lors des célébrations organisées jeudi à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance du Swaziland, le roi Mswati III a décidé qu’il était temps de changer le nom du pays. Ce petit Etat d’Afrique australe retrouve son nom d’origine, eSwatini, qui signifie « le pays des Swazis », en langue swati. Le pays s’appellera désormais Eswatini, comme à l’époque précoloniale. 

Le roi du Swaziland, dernier monarque absolu d’Afrique, a annoncé que son pays changeait de nom pour s’appeler « eSwatini », une décision rendue publique jeudi 19 avril à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de ce petit Etat d’Afrique australe.

« Je voudrais annoncer que le Swaziland va reprendre son nom d’origine », a déclaré le roi Mswati III à Manzini, la deuxième ville du pays.

« A leur indépendance, tous les pays africains ont repris leur ancien nom, celui d’avant la colonisation », a-t-il dit devant un stade bondé, avant d’ajouter :

« Le Swaziland est le seul pays à avoir conservé son nom de l’époque coloniale. Donc à partir de maintenant, le pays s’appellera officiellement le royaume d’eSwatini. »

Protectorat britannique jusqu’à 1968

ESwatini signifie « le pays des Swazis », en langue swati. Le nom Swaziland est un mélange des langues swati et anglaise.

Ancien protectorat britannique, ce petit pays montagneux, enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, a accédé à l’indépendance en 1968.

Pendant l’ère coloniale, des pays africains ont changé de nom. Mais une fois l’indépendance acquise, ils se sont parfois rebaptisés. Le Congo belge est devenu Zaïre avant de prendre le nom de République démocratique du Congo, la Rhodésie du Sud s’appelle le Zimbabwe, la Côte de l’Or a été rebaptisée Ghana.

Au pouvoir depuis 1986, le roi Mswati III est régulièrement épinglé par la communauté internationale et les organisations non gouvernementales pour son train de vie dispendieux malgré la grande pauvreté de sa population, ainsi que pour ses violations répétées des droits de l’homme.

Avec Afp