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Répression en RDC: l’Acaj en appelle à l’ONU qui reconnaît des «inquiétudes»

Réactions nombreuses au lendemain de la journée de mobilisation du 30 novembre, au cours de laquelle dans plusieurs villes de RDC, les manifestations interdites ont été étouffées.

« C’est devenu une habitude » déplore Georges Kapiamba, le président de l’Acaj à propos de « la répression ». Il réclame une enquête indépendante sur le comportement des forces de l’ordre et en appelle aux Nations unies. « L’Acaj recommande vivement au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies et au directeur du Bureau conjoint d’informer en toute urgence le Conseil de sécurité des actes de rétrécissement de l’espace des libertés publiques en tant qu’obstacle majeur au processus électoral, et de la nécessité immédiate d’appliquer des sanctions ciblées ».   

Documenter le comportement de la police et de l’armée face aux manifestants, c’est ce qu’a fait jeudi le bureau conjoint aux droits de l’homme de l’Onu. Et pour Abdul Aziz Thioye, le directeur du bureau, le bilan n’est pas satisfaisant. « Il y a des inquiétudes : si vous les arrêtez et que vous les rouez de coups, évidemment il y a un problème ! Si vous posez des entraves à la liberté de circuler des individus y compris des équipes (en charge des) droits de l’homme et des équipes de la Monusco, ça pose problème également. Donc je crois qu’il y a des choses à revoir, et à revoir le plus rapidement possible ».

Le directeur déplore un excès de zèle de certains policiers, vis à vis de ses équipes, à Goma et à Kinshasa. Il appelle au respect de son mandat. Rappelons que mercredi, à la veille des manifestations, le Conseil de sécurité de l’Onu s’était dit prêt à « agir contre tous les acteurs congolais qui mèneraient des actions visant à entraver le bon déroulement de ces échéances électorales dans les délais prescrits ».

Rfi