• Home »
  • RD Congo »
  • Moïse Katumbi interpellé à Bruxelles à cause d’un problème de passeport

Moïse Katumbi interpellé à Bruxelles à cause d’un problème de passeport

Cible privilégiée du régime de Kinshasa, Moïse Katumbi a été brièvement interpellé jeudi 14 juin à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem car son passeport n’était pas en règle. Les autorités belges lui ont donné un titre de séjour provisoire pour régulariser sa situation.

De retour en jet privé d’un déplacement en Israël, Moïse Katumbi s’apprêtait à embarquer pour Moscou afin d’assister au match d’ouverture de la Coupe du monde, lorsqu’il a été contrôlé par la police belge. En contrôlant son passeport, les policiers ont découvert qu’« une fausse page d’identité » y avait été jointe, rapporte l’agence de presse Belga, citant une information du quotidien flamand Het Laatste Nieuws.

« C’est bien son identité qui figure mais la page a été rajoutée, elle ne fait pas partie du passeport d’origine. La police de Zaventem l’a constaté », a assuré à l’AFP une source proche du dossier. « Un laissez-passer provisoire de 15 jours lui a été délivré pour qu’il puisse se mettre en ordre », a complété une autre source proche du dossier.

« Une fausse page d’identité »

Selon l’entourage de Moïse Katumbi, son passeport semi biométrique n’aurait pas été reconnu par la machine de contrôle. Le leader de Ensemble aurait ensuite été retenu un peu plus d’une heure, le temps de faire les démarches, avant de ressortir avec un titre de séjour provisoire.

D’après un communiqué du cabinet de l’opposant, « les services aéroportuaires ont constaté que (…) le passeport semi-biométrique du Président Moïse Katumbi avait été retiré du système ». « Après qu’ils aient pris contact avec les Affaires étrangères et l’Office des étrangers, le Président Moïse Katumbi s’est vu immédiatement octroyer un permis de séjour », poursuit le communiqué.

Depuis le 14 janvier 2018, les passeports semi-biométrique congolais ne sont plus valides suite à une décision de Kinshasa. L’Union européenne avait précisé dans un communiqué publié en septembre 2017 que « les passeports semi-biométriques ont toujours été acceptés dans l’espace Schengen ». Une disposition qui n’est, semble-t-il, pas appliquée partout. Ainsi, en février 2018, le militant congolais Jean-François Mombia Atuku avait été maintenu trois jours dans le centre de rétention à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, où son passeport semi-biométrique n’a pas été admis.

En février, Moïse Katumbi s’était rendu à l’ambassade de RDC à Bruxelles pour obtenir un passeport biométrique. Mais l’ambassade lui avait opposé une fin de non-recevoir, au motif qu’il doit d’abord en faire la demande aux autorités congolaises.

« Cet incident illustre l’acharnement continu du pouvoir contre le président Moïse Katumbi dont le droit le plus élémentaire de disposer comme tout citoyen congolais d’un passeport est violé, estime le communiqué du cabinet de Moïse Katumbi. Il confirme aussi l’instrumentalisation des institutions de l’État par le régime de Kinshasa. » Dans son entourage, on espère désormais qu’un pays tiers accepte de lui remettre un passeport humanitaire.

Jeuneafrique