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Marche anti-Kabila du 25 février en RDC : La Maison-Blanche rappelle sa position

Au lendemain de la deuxième marche des catholiques, la Maison-Blanche, à Washington, a tenu à condamner les violences perpétrées contre les manifestants pacifiques. Un message lancé à l’attention du pouvoir congolais et, très clairement, du président Kabila.

Une condamnation que certains parlementaires américains ont tenu à rappeler à la veille de la marche du 25 février.

» Nous condamnons avec la plus grande fermeté les violences perpétrées le 21 janvier par les forces de sécurité de la RDC contre les manifestations pacifiques menées par l’église. Ces violences ont abouti à au moins six morts confirmées, à des dizaines de blessés et à de nombreuses arrestations arbitraires », disait le texte, qui poursuivait en pointant un doigt accusateur vers le président Kabila :  » Nous sommes consternés que le gouvernement de la RDC, y compris le président Kabila, utilise des tactiques répressives et un usage disproportionné de la force meurtrière contre les civils – y compris les chefs religieux et les enfants – exerçant leurs droits démocratiques pour réclamer des élections crédibles et inclusives ».

« Nous sommes profondément préoccupés par les violences et la répression du gouvernement congolais du 21 janvier qui ont suivi les attaques du gouvernement contre des manifestants pacifiques le 31 décembre, que les États-Unis et les membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont condamnés ».

« Le recours à la force meurtrière contre les citoyens congolais et la coupure des services Internet et SMS minent le processus démocratique, entravent la mise en œuvre de l’Accord de Saint-Sylvestre et contreviennent aux normes internationales relatives aux droits de l’homme. »

« Nous appelons le président Kabila à poursuivre les membres des forces de sécurité qui ont ouvert le feu sur des civils ou ordonné le recours à la force meurtrière. Nous exhortons le président Kabila ainsi que son gouvernement à garantir un processus électoral pacifique et ouvert afin que des élections crédibles aient lieu en décembre 2018. »

« Ces propos sont vieux d’un mois jour pour jour, je pense que personne ne les a oubliés », expliquait ce vendredi un élu républicain.

Avec La Libre Afrique