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Les musulmans de la RDC demandent de ne pas réprimer la marche des catholiques

« S’ils décident de réprimer, il n’y aura pas de paix. Mais s’ils laissent la marche se tenir, ils respecteront la Constitution et la paix régnera », affirme Cheick Ali Mwinyi M’Kuu, représentant légal de la communauté musulmane de RDC
Le chef des musulmans de la République démocratique du Congo a exhorté samedi les autorités à « éviter de réprimer » la marche des catholiques contre le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir.

« Je demande aux autorités d’éviter de réprimer la marche des laïcs catholiques de ce dimanche et d’encadrer les manifestants », a déclaré à l’AFP Cheick Ali Mwinyi M’Kuu, représentant légal de la communauté musulmane de RDC.

« S’ils décident de réprimer, il n’y aura pas de paix. Mais s’ils laissent la marche se tenir, ils respecteront la Constitution et la paix régnera », a-t-il ajouté.

D’habitude silencieux, l’Imam M’Kuu qui revendique dix millions de fidèles sur 70 à 80 millions de Congolais « n’encourage ni n’interdit » aux musulmans congolais de participer à cette marche des catholiques « tant qu’elle restera pacifique », a-t-il précisé.

La dispersion d’une précédente marche anti-Kabila des catholiques le 31 décembre 2017 avait fait six morts selon les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun d’après les autorités.

Vendredi, ce même chef des musulmans congolais avait fustigé la gouvernance dans le pays et le manque de respect des engagements par les autorités, après des critiques émises contre le pouvoir par le cardinal Laurent Monsengwo, archevêque catholique de Kinshasa, et d’un pasteur protestant.

Le collectif des laïcs catholiques, organisateur de la marche, demande au président Kabila de déclarer publiquement qu’il a l’intention de quitter le pouvoir, ainsi que le respect d’un accord politique majorité-opposition signé fin 2016.

Des élections sont prévues le 23 décembre 2018 pour organiser le départ et la succession du président Kabila, dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016 d’après la Constitution.

(Avec AFP)