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«KABILA DEGAGE»: le Cardinal Monsengwo a donné le ton, tous dans la rue le 21 janvier 2018

Des catholiques appellent à une nouvelle marche anti-Kabila dimanche 21 janvier 2018 sur toute l’étendue du territoire national en République démocratique du Congo.

Le Comité laïc de coordination, l’organisation catholique à l’origine de la marche réprimée dans le sang par les forces de sécurité du président Joseph Kabila, le 31 décembre 2017 en République démocratique du Congo, a appelé à une nouvelle manifestation pacifique dimanche 21 janvier 2018 contre le maintien du président Joseph Kabila et accélérer la machine spirituelle afin que tous « les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo » , promettant de « ne plus donner de répit à la dictature ».

Les chrétiens catholiques lancent un appel pathétique à toutes les forces vives nationales congolaises à participer massivement à cette manifestation pacifique. Chauffeurs, agents de l’Etat, motards, commerçants, pasteurs, militaires et toutes corporations professionnelles sont conviées. «Tous avec l’Eglise catholique pour la démocratie en RDC. L’heure a sonné lèves-toi et marche. Tous dans la rue», peut-on lire sur les affiches des organisateurs.

L’Eglise catholique persiste et signe face à Joseph Kabila : « Ce dimanche 21 janvier 2018, main dans la main, comme d’habitude, allons marcher pacifiquement avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets, nos crucifix pour sauver le Congo, notre patrimoine commun, dans le respect sacré des personnes et des biens », a écrit dans un communiqué le Comité laïc de coordination.

« Loin de nous intimider, le pouvoir a renforcé notre détermination et notre volonté de jouir de notre droit constitutionnel de manifester publiquement », « nous irons jusqu’au bout ».

Le Cardinal Laurent Monsengwo a condamné mardi 2 janvier la répression violente de la marche des chrétiens catholiques  dimanche 31 decembre 2017  et stigmatisé les agissements des « prétendus vaillants hommes en uniforme», qui traduisent malheureusement la barbarie.  Il a conseillé aux dirigeants médiocres de dégager, pour que règnent la paix et la justice en RD Congo. A la mémoire des victimes, le très influent archevêque de Kinshasa, Laurent Monsengwo, a présidé vendredi dernier 12 janvier à Kinshasa, une messe très critique vis-à-vis du pouvoir en place à Kinshasa dans la cathédrale Notre-Dame du Congo, qui a pris des allures de réunion publique en faveur de l’alternance, en présence d’opposants congolais et des diplomates occidentaux.

A la fin de la messe, des tirs qui ont éclaté et des attroupements ont été dispersés par la police sur la chaussée devant l’enceinte de la cathédrale, faisant deux blessés selon la police.

Les catholiques demandent au président Joseph Kabila de dire publiquement qu’il ne briguera pas un nouveau mandat, conformément à la Constitution. Contesté, Joseph Kabila réprime dans le sang et profane des églises

Joseph Kabila réprime dans le sang et profane des églises en marge de la marche des chrétiens catholiques de dimanche 31 décembre 2017  par des « prétendus vaillants hommes en uniforme»

Les forces de sécurité de République démocratique du Congo (RDC) ont réprimé dans le sang, dimanche 31 décembre 2017,  des messes dans des églises catholiques à coups de gaz lacrymogène, et empêché des marches contre le maintien du président Joseph Kabila. Ces répressions ont fait six morts et une centaine de personnes ont été arrêtées, selon de source onusienne.

Les autorités congolaises ont sorti l’artillerie lourde – coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers – pour étouffer les «marches pacifiques» des catholiques contre le président Joseph Kabila, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Ces marches ont été organisées un an après la signature sous l’égide des évêques d’un accord prévoyant des élections fin 2017 pour organiser le départ du président Joseph Kabila, dont le mandat a expiré depuis décembre 2016.

Malgré la répression, l’Église catholique a montré qu’elle avait la capacité de mobiliser en République démocratique du Congo (RDC). L’Église catholique a prouvé le 31 décembre qu’elle restait une autorité morale qui compte en République démocratique du Congo. Elle n’avait pas formellement appelé à soutenir la marche, mais les prêtres ont joué un rôle clef dans la mobilisation. Certains d’entre eux ont même pris la tête des cortèges.

La République démocratique du Congo est une ancienne colonie belge qui n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance en 1960. Le pays a connu 33 ans de dictature sous règne du maréchal Mobutu Sese seko (1965-1997).

Le président Joseph Kabila est arrivé au pouvoir en 2001 suite à l’assassinat du président Laurent Désiré Kabila, son père adoptif. Élu en 2006 et réélu en 2011 après des scrutins entachés des irrégularités et fraudes massives dénoncées par la communauté nationale et internationale, son deuxième et dernier mandat a expiré le 20 décembre 2016 et la constitution lui interdit de se représenter.

Mais l’accord dit de Saint sylvestre du 31 décembre 2016 entre l’opposition interne Rassemblement et Majorité présidentielle a favorisé le prolongement et le maintien illégal de Joseph Kabila pour une année encore afin de déboucher aux élections en décembre. Cet accord est resté lettre morte jusqu’à ce jour et a expiré le 31 décembre 2017. Des élections sont prévues le 23 décembre 2018 en RDC mais le président Joseph Kabila n’a aucune intention d’abandonner le pouvoir et veut se maintenir de force contre la volonté du peuple et en violation de la constitution.

Bakolokongo

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