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Crise humanitaire en RDC: le cri d’alarme de la Monusco et de l’ONU

«Je suis venu voir de mes propres yeux et entendre de mes propres oreilles la vie des populations touchées par la crise humanitaire». Stephen O’Brien, le secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des Affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence, s’est rendu ces derniers jours dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, Tanganyika et le Grand Kasaï pour s’enquérir de la situation humanitaire. M. O’Brien a fait cette déclaration hier, vendredi 21 juillet, dans le camp des déplacés de Moni, dans la ville de Kalemie, capitale de la province du Tanganyka. Une province qui compte au moins 500.000 déplacés.
Avec notre envoyé spécial,

Des abris de fortune en nombre infini se succèdent dans la cour d’une école primaire de la ville de Kalemie. C’est le nouveau site de des déplacés de Moni…

Depuis le début de ce mois de juillet, environ vingt-deux mille personnes sont venues se réfugier ici. La plupart viennent d’un camp de déplacés situé un peu plus loin, à la périphérie de la ville. Nous avons fui les pygmées qui sont venus nous attaquer, nous explique un homme de soixante-seize ans, marié et père de dix enfants.

La cohabitation entre les bantous et les pygmées est toujours difficile même dans les camps des déplacés, raconte un travailleur humanitaire.

Cela explique sans doute pourquoi aucun pygmée n’est visible dans le nouveau site de Moni.  La préoccupation majeure demeure cependant la nourriture, note le chef de mission locale de MSF.

Ce jeudi, seule l’eau potable est fournie. Et, pendant ce temps, la communauté internationale s’inquiète de l’insuffisance des moyens pour faire face à la crise multiforme qui sévit dans le pays.

« Une juxtaposition de crises aigües »

Nous sommes inquiets, confirme à RFI Mamadou Diallo chef adjoint de la Monusco, qui accompagnait Stephen O’Brien dans son déplacement. Notre programme n’est financé qu’à hauteur de 24% des besoins que nous avons évalués, or nous sommes au 7e mois de l’année… Or l’an passé, au même moment nous étions à 50 ou 55% des besoins financés.

Mamadou Diallo: «Nous sommes inquiets» Nos donateurs et nos partenaires doivent comprendre que nous sommes dans des difficultés énormes… la situation au Congo n’est pas une situation chronique, c’est une juxtaposition de crises aigües

Rfi