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Corée du Nord: Kim Jong Un serait en visite secrète à Pékin, sa première officielle à l’étranger

Kim Jong-un, le numéro un nord-coréen, serait-il actuellement en visite très secrète à Pékin ? Plusieurs sources font état d’un train arrivé dans la capitale chinoise lundi soir en provenance de la frontière nord-coréenne.

Mardi 27 mars, un train mystérieux fait escale à Pékin en provenance de Corée du Nord et un dispositif de sécurité inhabituel, tout semble accréditer l’hypothèse d’une visite en Chine du leader nord-coréen Kim Jong-un. Ce déplacement constituerait un retour spectaculaire de la diplomatie chinoise sur le devant de la scène avant un possible sommet Kim-Trump. Si elle était confirmée, il s’agirait de la première visite à l’étranger de Kim Jong-un depuis qu’il a succédé à son père Kim Jong-il, fin 2011.
A l’approche d’un possible sommet entre Kim Jong Un et Donald Trump, la diplomatie chinoise aurait-elle repris la main dans le dégel des relations sur la péninsule coréenne ? L’hypothèse que le leader nord-coréen se soit rendu en Chine est en tout cas sérieusement envisagée. Ce serait sa première visite à l’étranger depuis qu’il a accédé au pouvoir en 2011, succédant à son père Kim Jong Il.

L’agence de presse japonaise Kyodo a affirmé qu’un train spécial transportant un haut responsable de Corée du Nord était arrivé lundi après-midi en gare de Pékin, avant d’être accueilli par une garde d’honneur, sous très haute sécurité. Elle a annoncé ce mardi que le train avait quitté Pékin.

La télévision japonaise NNN a diffusé des images d’un train vert aux bandes jaunes entrant en gare, similaire à celui qu’empruntait le père de Kim Jong Un. Ce dernier n’aimait pas prendre l’avion et voyageait à bord d’un train blindé. Ses visites à Pékin étaient systématiquement révélées par les médias chinois a posteriori, une fois qu’il avait regagné son pays.

Sécurité draconienne devant la résidence diplomatique nord-coréenne

Devant la gare de Pékin, un témoin a confirmé un déploiement exceptionnel des forces de l’ordre lundi après-midi. « C’était très inhabituel. Il y avait beaucoup de policiers dehors et le long de la route devant la gare », a indiqué le vendeur d’un magasin situé à proximité. « L’intérieur de la gare était bloqué aussi », a-t-il raconté.

Un train en provenance de Corée du nord est sous surveillance policière en gare de Pékin. Reuters/Jason Lee

 

Le convoi officiel a emprunté l’avenue Changan, une des principales artères pékinoises (REUTERS/Damir Sagolj)/REUTERS

 

Mardi matin, la sécurité était draconienne devant la résidence diplomatique de Diaoyutai, où Kim Jong Il descendait lors de ses visites à Pékin. Un convoi officiel a été vu sortant de la résidence sous escorte policière.

Le ministère chinois des Affaires étrangères s’est refusé mardi à confirmer une visite à Pékin du numéro un nord-coréen Kim Jong Un, indiquant cependant que des informations à ce sujet seraient rendues publiques « en temps voulu ».

Visite secrète

La présence éventuelle de l’homme fort de Pyongyang n’était confirmée mardi ni par la Corée du Nord ni par la Chine, dont le ministère des Affaires étrangères a déclaré n’être « pas au courant » de ces informations. Les messages concernant Kim Jong-un étaient censurés sur les réseaux sociaux chinois. L’annonce d’une possible visite du numéro un nord-coréen est venue de l’agence de presse japonaise Kyodo, qui a affirmé qu’un train spécial transportant un haut responsable de Corée du Nord était arrivé lundi après-midi en gare de Pékin, avant d’être accueilli par une garde d’honneur, sous très haute sécurité.

La télévision japonaise NNN a diffusé des images d’un train vert aux bandes jaunes entrant en gare, similaire à celui qu’empruntait le père de Kim Jong-un, Kim Jong-il, qui n’aimait pas prendre l’avion et voyageait à bord d’un train blindé. Ses visites à Pékin étaient systématiquement révélées par les médias chinois a posteriori, une fois que le dirigeant avait regagné son pays.

Vers une rencontre Trump-Kim ?

Devant la gare de Pékin, un témoin a confirmé un déploiement exceptionnel des forces de l’ordre lundi après-midi. « C’était très inhabituel. Il y avait beaucoup de policiers dehors et le long de la route devant la gare », a indiqué le vendeur d’un magasin situé à proximité. « L’intérieur de la gare était bloqué aussi », a-t-il raconté. Mardi matin, la sécurité était draconienne devant la résidence diplomatique de Diaoyutai, où Kim Jong-il descendait lors de ses visites à Pékin. Un photographe de l’AFP a vu un convoi officiel sortir de la résidence sous escorte policière.

À Washington, la Maison-Blanche s’est dite incapable de confirmer si Kim Jong-un se trouvait ou non toujours à Pyongyang. Et le gouvernement sud-coréen, généralement bien informé sur la situation au Nord, a dit simplement « suivre la situation de près ». Kim Jong-un doit rencontrer avant fin avril son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, sur la ligne de démarcation qui sépare les deux États depuis la fin de la guerre de Corée en 1953. Il doit ensuite rencontrer Donald Trump avant fin mai, mais le lieu et la date de ce sommet n’ont toujours pas été confirmés. La Chine et la Corée du Nord sont traditionnellement alliées depuis la guerre froide. Mais les relations se sont tendues ces dernières années en raison du soutien de Pékin aux sanctions de l’ONU destinées à enrayer les programmes balistique et nucléaire de Pyongyang. Pour autant, la Chine reste le principal soutien diplomatique de la Corée du Nord, et son plus important partenaire commercial.

Première visite officielle à l’étranger

Kim et Xi ne s’étaient jamais rencontrés alors que la Chine applique les sanctions internationales contre le programme nucléaire nord-coréen, Kim Jong Un n’avait encore jamais rencontré son homologue chinois Xi Jinping, les deux pays étant pourtant des alliés historiques.

La Chine a paru marginalisée par l’annonce d’un prochain sommet entre les leaders nord-coréen et américain, après des mois de rhétorique guerrière entre Pyongyang et Washington. La présence de Kim Jong Un à Pékin la remettrait clairement au centre du jeu diplomatique.

« Les Chinois s’inquiètent d’être mis à l’écart au cas où les Nord-Coréens passeraient un accord avec les Américains qui ne refléterait pas nécessairement les intérêts de la Chine », observe le sinologue Bill Bishop, qui publie la lettre d’information Sinocism.

Avec Le Parisien et Le Point

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